Epopée d'un villageois

Publié le par Zagzag

Ecrit pour préserver l'espoir
Deux couplets a priori sans incidence
Je navigue entre les déboires
Des idées qui reviennent avec insistance

Mon histoire démarre dans un petit village
Poussé par une envie d'ailleurs
Ma vie m'empechait d'etre dans les nuages
Ici la plage n'apporte pas le bonheur

Les touristes m'arrosent d'arrogance
Avec leur euro et moi et mon dirham
J'attends tellement de cette france
Je me fous bien de ce qu'on dira

Je viens manger ce que je n'ai pas eu
Porté ce que je n'ai jamais vu
Je reviendrais véhiculé, je te jure
Quand mon blaze sera inscrit dans leur préfecture

Je vais chercher une vraie femme
Pas de celles qui se sauvemt
Je les ai trop vu m'éviter quand j'étais pauvre
Je voudrais qu'elle soit simple avec son charme

Maman, ne soit pas triste pour mon départ
Ton fils est un homme comme les autres
Je m'en sortirais car j'en ai marre
De cette vie qui amplifie mes fautes

Deux galettes dans le ventre
Et un esprit revanchard
A Paris les doutes me hantent
Les gens me pensent cabochard

Meme quand tu es pétri de talent
La vie ne t'offre rien sur un plateau
J'ai beau courir après l'argent
Je ne suis jamais à l'abri d'un rateau...



Passé d'un pays marqué par l'inégalité
Je ressens moins le décalage
Au moins ici je peux rivaliser
Il ne suffit pas que d'avoir les épaules larges

J'ai ma vie, mes instants de gloire
Des opportunités inestimables
Dans les yeux des gens, je sens cet espoir
Qui me fuyait quand je vivais chez Les Misérables

Docile car il faut bien se nourir
J'ai conscience des efforts à fournir
Je gagne désormais assez pour secourir
Les miens restés au pays se dépérir

J'ai les dents qui rayent le parquet
Car j'ai soif de ce qu'on m'a interdit
Vas expliquer la liberté à un homme resté parqué
Pour qui la souffrance est un non-dit

Inondé par les sollicitations
Je m'isole du mieux que je peux
Mes origines, mes traditions
Sont les clés si je veux gagner à ce jeu

L'errance est si facile quand on est libre
Loin du regard des siens
Je cherche mon équilibre
Entre ce Mal et ce Bien

Les subterfuges ne sont pas légions
Et je vis au mieux ma religion
Chaque soir, j'embrasse la photo de ma mère
Je la comémore à ma manière

Publié dans Vie

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