Sur la ligne 103
Je la rencontre de temps en temps le matin
Quand je prends le bus
Teint méditerranéen
Que chaque fois je déguste
Ses cheveux ondulés
Contrastent avec un maquillage parfait
Des écouteurs dans les oreilles
La beauté est sans pareil
Mes trajets sont ainsi ensoleillés
Après avoir validé mon billet
J’admire ses yeux, un tantinet écarquillés
Sentiments trop éparpillés
Je suis un spectateur privilégié
De ce sourire que nul ne peut plagier
J’apprécie la scène tout en restant à distance
Comme un homme qui sait qu’il n’a aucune chance
Je ne fais pas semblant d’être défaitiste
Je suis tout simplement réaliste
C’est le genre de femme exceptionnelle
Pour qui il n’existe pas d’échelle
La voir ainsi est un peu cruel
Vu qu’elle est plutôt château et moi ruelle
Dans mes plus beaux rêves, je lui adresse juste la parole
Alors ne songe pas à nous voir sous le même parasol
Qu’on en vienne à se marier,
Je ne voudrais pas la contrarier
Imagination bien trop variée
Pour tenter d’exprimer
Des images qui resteront indélébiles
Vision subtile d’une princesse volatile
Qui se fera séduire par un autre
Je me sens déjà jaloux de ne pas être son hôte
Le soir, il m’arrive d’y penser puis d’y renoncer
Le mythe d’Icare permet de rester sensé
Son départ est comme un crépuscule pour moi
Le rideau se ferme et je préfère être sournois
Reclus dans des rêves dont je fixe les lois
Le seul endroit dont je sois le Roi !
Quand je prends le bus
Teint méditerranéen
Que chaque fois je déguste
Ses cheveux ondulés
Contrastent avec un maquillage parfait
Des écouteurs dans les oreilles
La beauté est sans pareil
Mes trajets sont ainsi ensoleillés
Après avoir validé mon billet
J’admire ses yeux, un tantinet écarquillés
Sentiments trop éparpillés
Je suis un spectateur privilégié
De ce sourire que nul ne peut plagier
J’apprécie la scène tout en restant à distance
Comme un homme qui sait qu’il n’a aucune chance
Je ne fais pas semblant d’être défaitiste
Je suis tout simplement réaliste
C’est le genre de femme exceptionnelle
Pour qui il n’existe pas d’échelle
La voir ainsi est un peu cruel
Vu qu’elle est plutôt château et moi ruelle
Dans mes plus beaux rêves, je lui adresse juste la parole
Alors ne songe pas à nous voir sous le même parasol
Qu’on en vienne à se marier,
Je ne voudrais pas la contrarier
Imagination bien trop variée
Pour tenter d’exprimer
Des images qui resteront indélébiles
Vision subtile d’une princesse volatile
Qui se fera séduire par un autre
Je me sens déjà jaloux de ne pas être son hôte
Le soir, il m’arrive d’y penser puis d’y renoncer
Le mythe d’Icare permet de rester sensé
Son départ est comme un crépuscule pour moi
Le rideau se ferme et je préfère être sournois
Reclus dans des rêves dont je fixe les lois
Le seul endroit dont je sois le Roi !
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