Essais (Réponse / Morceaux choisis)

Publié le par zagzag

Horizon abstrait et flou
La malchance vient enfoncer le clou
Dénué puis diminué, je reste pourtant aux aguets
A cet instant je suis au creux de la vague sans pagaïe
Dans ma situation, combien se seraient empégués?
Débonze, on rêve tous d'or et plus de bronze
Espèrant oublier, on se défonce
Mais il n'y a qu'ainsi qu'on touche les fonds
Dans le fond, les choses ainsi se font
Viens au bar voir comment bonheur et allégresse fondent
J'ai très peur de cet avenir qui se dérobe devant moi
Qui change tellement que je l'imagine parfois sans moi
Dans cents mois, ou serais je?
Dans un beau bureau, assis au fond de mon siège
Ou sous un pont en train de brûler un cierge?
Je vis avec ce doute qui n'a de cesse de m'affaiblir
Je boue d'envie de me renaitre et de me rétablir
La souffrance dure depuis des siècles
Maintes et maintes fois, j'ai surmonté les échecs
Je ne suis pas sûr de pouvoir me relever
Je ferais mon maximum par respect pour celle qui m'a élevée




T'as quand même pas cru que j'allais me taire?
Me défiler, baisser les bras et puis finir à terre
Je ne ferais pas l'impasse, même miné par le doute
Je chasserais mes démons quoi qu'il m'en coute
J'ai tellement souffert dans les halls et à l'école
Que je monterai me recueillir en haut des cols
Le chevalier des 7 pics en pleine concentration
Les flammes illuminent peu à peu mon regard en transition
Il est l'heure de suivre les dernières recommandations
Une prière pleine d'espoir, renait tel Phénix et ma hargne
Aux aurores, je descendrais de ma montagne
Vaillant, prêt à tout pour boucler le cycle
Je suis en tailleur et je médite...




Souvent tapi dans l'ombre
D'ou naissent mes rimes profondes
Artiste jamais philantrope
Il faut que je file en trombe
Avant de finir dans l'échope
Le coeur rongé par les songes
Les antidotes son peu nombreux
Et on écope d'une réputation de caillera un peu ténébreux
J'ai digéré des douleurs, avancé de façon monotone
Aujourd'hui je suis fin prêt, mieux que la Motown
Je distingue mon époque de rebelle tapageur
Et celle du loveur qui s'inspire assis près de l'abat-jour
Pas de quoi faire le rabajois
Chez moi il n'y a pas de rabe au choix
Mais quelques arabes au choix
Je me définis comme un homme dur
Et plus comme une des ces ordures
Qui rêvent de controler leur cité
Croyant qu'on y ramasse de l'or
Les clichés ont eu raison de nos rêves
Quand on pensait faire de beau rêve
On se trompait et se retrouvait avec des pauvres restes
Le ghetto, je t'assure c'est l'everest
Et ce que je raconte, je te jure wallah c'est vrai!!!




On n'oublie pas ce qu'on est et ce qu'on a
Jeunes, on rêvait de virées en Ascona
Maintenant, les petits se fringuent en MOSCHINO
La mode nous a dépassé, les mamans sont des « miskinas »
Le "mouv’" frère, c’est tout ce qui nous
Aide à nous intégrer et puisqu’on est
Fous et ce monde aussi, autant passer pour tel
Tandis que dans les quartiers, la résistance est mortelle
Immigrés incandescents
Rêvent de voir la France même en Décembre
Toujours le souci de survivre, pour ça qu’ils traînent en bande en descente !





L'espoir, je le sens quand je vois cette fille
Brune, si élégante que mon coeur vacille
Elle a le charme qui te cloue le bec
Et un sourire qui te coupe sec...
Derrière chaque grand homme une femme
Et derrrière chaque erreur une fable
Je la trouve trop... sentiment ineffable
Rarement, je me suis senti si motivé
La force en moi de tout positiver
Je me sens un autre homme
A l'imagination hors-normes
Amoureux, prêt à mettre la gomme
J'oublie un moment les problèmes que je connais
J'y repenserais un jour quand j'arrêterais de déconner...




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Publié dans Freestyle

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