Qui je suis?
Jeune, frêle, assez caractérielle
Tout me désigne comme étant une rebelle
Les gens disent de moi que je suis belle
Moi je me trouve normale, je ne fais pas d’étincelles
Sous ce physique typé Nord Afrique
Se cache une jeune fille sympathique
Certes je n’ai pas connu les meilleures unions du monde
Mais quand je marche, il n’y a pas d’hécatombes
A des instants, ma vie a été sous les bombes
J’ai compris par là que le silence était pour les tombes
Je ne me cache de personne, je dis ce que je pense
Pas honte à dire fort la vérité qui offense
J’ai eu des tas d’amis, une grosse partie de minots
Qui sortaient mes copines comme des animaux
Pour ma part, mes relations sont toujours animées
J’ai le verbe haut, même quand on me sert à dîner
J’aurai bien voulu ratatiner
Ces pauvres mecs qui m’ont baratiné
Pour quelques fois venir butiner
Je ne voyais pas ça, j’étais obstinée
Par le prince charmant et ma destinée
Combien de soir j’ai pleuré
Combien de fois j’ai ruminé
Ma haine et j’ai bien cru que je ne pourrais
Redevenir qui je suis car au fond de moi, je mourrais
J’ai eu du mal à voir mes parents en face
Immigré du bled, mon comportement n’était pas en phase
Difficile d’exprimer les sentiments qui te rongent
Ces erreurs du passé camouflées par des mensonges
Et la nuit, au plus profond de mes songes
Je revois ces scènes atroces ou j’étais minée
Aînée de la famille, je passais pour une traînée
Pour avoir embrassé un mec qui n’était pas comme moi
Pour être sortie avec mes amis au « Macoumba »
J’ai tant des choses à me faire pardonner
Sorties, cigarettes et chambre mal ordonnée
Mais ce que je garde en moi, c’est le passé
Expérience constructive qui m’aide à me dépasser
C’en est assez des fessées
On est en l’an 2005, plus question de faire la coincée
J’ai visité des tas de villes, vu des tas de gens
Travaillée tard pour avoir mon propre argent
Et qu’on ne dise pas que je suis mal élevée
A 18 ans j’ai couché, depuis je me suis relevée !
J’ai porté des jupes et des tailles basses étant jeune
Aujourd’hui on prétend que je kiffe le Fun
Style de fille qui aime les soirées bar
Ambiance disco électro et les afro-stars
Historiquement, la femme a souvent été forte
Dans tous les couples, c’est toujours de la sorte
De mon bled à mon quartier en France
Il y a des différences,
Il n’y a que la langue que j’ai gardée de mon enfance
Je n’aime pas les extrémistes qui nous affichent comme des tass’
Et qui nous imaginent qu’à la cuisine comme l’état
Je me plais à connaître les gens et les religions
Odieuses je suis car je ne vais plus dans ma région
Pourtant ma vie est là en France, deuxième millénaire
Je ne veux plus de ces choses qui m’ont mises les nerfs
Combien de fois ai-je échappé au mariage forcé
Combien de fois les choses se sont-elles corsées ?
Puis tout rentre dans l’ordre
Et moi je rentre en Europe
Je retrouve le monde de la mode
Et tous mes maux se dérobent
Malgré toutes ces critiques, j’aime ma terre natale
On m’insulte d’immigrée, la crise est peut-être fatale
On me tire dessus parce qu’on a pas eu ma chance
Être née ailleurs qu’au bled est beaucoup plus attachant
Je rentre les étés avec des cabas plein de cadeaux
Sur la plage, je suis épiée par les cousins et les bados
Ce sont ces situations qui ont pesé dans mon adolescence
Celles la même qui m’ont peut être guidé dans la déviance
Je mûris chaque jour et je comprends mieux les « chibanis »
Je ressens ce qu’ils ressentent chaque fois qu’ils m’ont banni…
Tout me désigne comme étant une rebelle
Les gens disent de moi que je suis belle
Moi je me trouve normale, je ne fais pas d’étincelles
Sous ce physique typé Nord Afrique
Se cache une jeune fille sympathique
Certes je n’ai pas connu les meilleures unions du monde
Mais quand je marche, il n’y a pas d’hécatombes
A des instants, ma vie a été sous les bombes
J’ai compris par là que le silence était pour les tombes
Je ne me cache de personne, je dis ce que je pense
Pas honte à dire fort la vérité qui offense
J’ai eu des tas d’amis, une grosse partie de minots
Qui sortaient mes copines comme des animaux
Pour ma part, mes relations sont toujours animées
J’ai le verbe haut, même quand on me sert à dîner
J’aurai bien voulu ratatiner
Ces pauvres mecs qui m’ont baratiné
Pour quelques fois venir butiner
Je ne voyais pas ça, j’étais obstinée
Par le prince charmant et ma destinée
Combien de soir j’ai pleuré
Combien de fois j’ai ruminé
Ma haine et j’ai bien cru que je ne pourrais
Redevenir qui je suis car au fond de moi, je mourrais
J’ai eu du mal à voir mes parents en face
Immigré du bled, mon comportement n’était pas en phase
Difficile d’exprimer les sentiments qui te rongent
Ces erreurs du passé camouflées par des mensonges
Et la nuit, au plus profond de mes songes
Je revois ces scènes atroces ou j’étais minée
Aînée de la famille, je passais pour une traînée
Pour avoir embrassé un mec qui n’était pas comme moi
Pour être sortie avec mes amis au « Macoumba »
J’ai tant des choses à me faire pardonner
Sorties, cigarettes et chambre mal ordonnée
Mais ce que je garde en moi, c’est le passé
Expérience constructive qui m’aide à me dépasser
C’en est assez des fessées
On est en l’an 2005, plus question de faire la coincée
J’ai visité des tas de villes, vu des tas de gens
Travaillée tard pour avoir mon propre argent
Et qu’on ne dise pas que je suis mal élevée
A 18 ans j’ai couché, depuis je me suis relevée !
J’ai porté des jupes et des tailles basses étant jeune
Aujourd’hui on prétend que je kiffe le Fun
Style de fille qui aime les soirées bar
Ambiance disco électro et les afro-stars
Historiquement, la femme a souvent été forte
Dans tous les couples, c’est toujours de la sorte
De mon bled à mon quartier en France
Il y a des différences,
Il n’y a que la langue que j’ai gardée de mon enfance
Je n’aime pas les extrémistes qui nous affichent comme des tass’
Et qui nous imaginent qu’à la cuisine comme l’état
Je me plais à connaître les gens et les religions
Odieuses je suis car je ne vais plus dans ma région
Pourtant ma vie est là en France, deuxième millénaire
Je ne veux plus de ces choses qui m’ont mises les nerfs
Combien de fois ai-je échappé au mariage forcé
Combien de fois les choses se sont-elles corsées ?
Puis tout rentre dans l’ordre
Et moi je rentre en Europe
Je retrouve le monde de la mode
Et tous mes maux se dérobent
Malgré toutes ces critiques, j’aime ma terre natale
On m’insulte d’immigrée, la crise est peut-être fatale
On me tire dessus parce qu’on a pas eu ma chance
Être née ailleurs qu’au bled est beaucoup plus attachant
Je rentre les étés avec des cabas plein de cadeaux
Sur la plage, je suis épiée par les cousins et les bados
Ce sont ces situations qui ont pesé dans mon adolescence
Celles la même qui m’ont peut être guidé dans la déviance
Je mûris chaque jour et je comprends mieux les « chibanis »
Je ressens ce qu’ils ressentent chaque fois qu’ils m’ont banni…
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